Le mot de la Présidente
Le 30 Novembre 2012, le GIPSI (Groupement Interprofessionnel en Soins Infirmiers) devient l’Académie des Sciences Infirmières (ASI), instance scientifique de la profession infirmière. L’Académie des Sciences Infirmières créée en 2008 était alors une structure autonome intégrée au GIPSI. A ce jour, l’Académie des Sciences Infirmières prend réellement son autonomie de par ses statuts. Historiquement, en 2008, l’académie des sciences infirmières a pris naissance à l’initiative de Quinze associations professionnelles membres du Groupement interprofessionnel en soins infirmiers (GIPSI), motivées par un contexte d’évolution professionnelle :
En 2012, 10 organisations associatives s’accordent pour faire évoluer statutairement le GIPSI en Académie des Sciences Infirmières afin de promouvoir le développement de la recherche infirmière en France et contribuer à la création d’une discipline en sciences infirmières tout en s’inscrivant dans une dynamique d’amélioration continue de la qualité des soins et de la sécurité des patients.
L’Académie des Sciences Infirmières vient en soutien aux activités scientifiques menées par les associations membres et leurs sociétés savantes ou conseils scientifiques.
L’Académie des sciences infirmières a pour but de « produire, promouvoir, évaluer, diffuser les travaux sur la recherche en soins infirmiers et favoriser l’utilisation des connaissances qu’elle génère ».
Dans une dynamique de réflexion et d’anticipation scientifique nécessaire au fonctionnement de toute communauté scientifique, l’Académie des sciences infirmières vise à proposer des orientations prioritaires en matières de ressources, de production et de recherche en soins infirmiers, à cultiver l’esprit scientifique et à contribuer à la recherche infirmière au niveau national, européen et international .
Ainsi, l’Académie se place comme un partenaire privilégié auprès des instances nationales, de la HAS (Haute Autorité de Santé), de l’Ordre national des infirmiers (ONI), et des professionnels de santé.
L’Académie est ouverte à toutes associations professionnelles en soins infirmiers et à toute personne physique titulaire d’un diplôme d’état d’infirmier ou équivalent étranger ou toute personne détenant une expertise dans la discipline.
Gilberte HUE
Présidente de l'ASI
Liste des membres fondateurs :
- AEEIBO : Association des Ecoles et Enseignantes d’Infirmiers de Bloc Opératoire
- AFET : Association Française des Entérostoma-Thérapeutes
- ANFIIDE : Association Nationale Française des Infirmiers et Infirmières Diplômés ou Etudiants
- CEEIADE : Comité d’Entente des Ecoles d’Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat
- CEEPAME : Comité d’Entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l’Enfance
- GERACFAS : Groupe d’Etude de Recherche et d’ACtion pour la Formation des Aides-Soignants
- GIFE : Groupement des Infirmiers en Formation en Endoscopie
- SIDERAL-Santé : Union d’associations SIDERAL-Santé
- UNAIBODE : Union Nationales des Associations d’Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’Etat
- UNASIIF : Union Nationale des Associations en Soins Infirmiers et des Infirmiers(ères) Français
[1] C. Debout- Président GIPSI 2008
Association loi 1901 enregistrée sous le numéro W133019042,
Préfecture des Bouches du Rhône
SIRET 795 237 973 00016 - APE 9499Z
L'Académie des Sciences Infirmières est une structure autonome issue du GIPSI dont les activités sont celles d'une société savante. Elle mène ses actions en toute indépendance scientifique. Elle est au service :
- des activités scientifiques des associations membres,
- de la discipline des sciences infirmières,
- de la population (individus, familles, groupes, communauté), qui bénéficiera de la qualité des travaux de cette instance.
Ses travaux sont menés par des personnes qualifiées issues d’associations membres et d’adhérents individuels (Cf. statuts). Ces travaux sont enrichis, au sein du comité scientifique, par une collaboration avec des experts issus de la discipline infirmière ainsi que des autres disciplines.
Le président de l’académie est garant de son autonomie.
L'académie des sciences infirmières a pour finalité la promotion de la discipline infirmière en impulsant une dynamique de réflexion et d'anticipation nécessaire au fonctionnement de toute communauté scientifique.
Elle a pour buts de promouvoir, d'évaluer, de diffuser la recherche en soins infirmiers et de favoriser l'utilisation des connaissances qu'elle génère.
Elle se fixe les missions suivantes :
- Proposer des orientations prioritaires en matière de ressources, de production et de recherche en soins infirmiers au regard de l'évolution de l'utilité sociale du groupe professionnel,
- Développer l'esprit scientifique et la culture de recherche,
- Réaliser des saisines jugées nécessaires auprès de la HAS.
POURQUOI UNE ACADÉMIE DES SCIENCES INFIRMIÈRES ?
- Afin de permettre à la discipline des soins infirmiers de s'affirmer dans le champ de la santé.
- Afin d'alimenter la pratique infirmière mais aussi la formation et la gestion de données probantes issues de la recherche.
- Afin de promouvoir le développement de la recherche autour de priorités.
- Afin de fournir une expertise scientifique en soins infirmiers reconnue notamment en lien avec l'introduction de l'Evaluation des Pratiques Professionnelles.
SA FINALITÉ ET SES OBJECTIFS
L'académie des sciences infirmières a pour finalité la promotion de la discipline infirmière en impulsant une dynamique de réflexion et d'anticipation nécessaire au fonctionnement de toute communauté scientifique. Elle a pour objectifs de promouvoir, d'évaluer, de diffuser la recherche en soins infirmiers et de favoriser l'utilisation des connaissances qu'elle génère.
SON BÉNÉFICE ATTENDU
- Soutien aux activités scientifiques menée par les associations membres du GIPSI.
- Contribution au développement de la discipline des sciences infirmières.
- Amélioration continue du service rendu à la population (individus, familles, groupes, communauté).
Vous trouverez les anciennes publications dans l'onglet Actualités
3ème Webinaire du 14 octobre 2025
Voir la page du 3ème Webinaire : Replay
Communication du Président de l'Ordre National des Infirmiers
25 novembre 2025
Sénat table ronde du 3 septembre 2025 Fin de vie
Représentant : Christophe Debout
Préambule
L’exercice infirmier est évolutif, il répond au mandat social qui lui est attribué par la législation et la réglementation.
L’adoption d’une approche infirmière centrée sur la personne et sur son projet de fin de vie est encouragée quelle que soit la situation. Dans cette approche, la primauté est donnée à l’autonomie de la personne et de ses décisions
Nous abordons les deux propositions de loi comme complémentaires : la contribution apportée par l’infirmière à la mise en œuvre des soins palliatifs auprès des personnes et de leurs proches est essentielle et celle qu’elle apportera dans le dispositif instaurant l’aide à mourir le sera tout autant. Les deux approches constituent un soin à part entière.
Les bénéfices liés à cette contribution sont liés à plusieurs attributs de l’exercice infirmier :
- Proximité
- Continuité
- Confiance
- Compétences
- Diversité des environnements de pratique
- Intervention au domicile des patients
La clause de conscience relative à la contribution apportée par l’infirmière nous paraît nécessaire à la mise en œuvre du dispositif d’aide à mourir, l’infirmière devra explicitement faire état de sa position sur le sujet afin de ne pas entraver la mise en œuvre effective des projets de soins des patients concernés.
L’approche en équipe pluriprofessionnelle des situations de fin de vie doit être respectueuse de la spécificité et de la complémentarité de la contribution apportée par les infirmières.
Cette prise de position a été développée sur la base de :
- L’analyse des travaux et discussions nationaux sur le sujet
- D’une revue de la littérature internationale ciblée sur le sujet notamment dans les pays ayant du recul depuis l’évolution de leur législation en la matière qui a permis de repérer et d’analyser un volume assez important de références spécifiques à la contribution infirmière
- Du partage d’expériences entre nos membres
Position de l’ASI
La contribution infirmière sur ces sujets intervient à trois niveaux complémentaires dans le parcours de vie de la personne :
En amont de la situation de fin de vie
L’approche sera populationnelle et individuelle, elle consistera à
- Informer la population générale sur l’accompagnement de fin de vie afin d’accroître la littéracie de la population sur ce sujet
- Apporter une information plus ciblée aux patients au décours de prises en soins
- Accompagner les personnes/patients dans la rédaction de leurs directives anticipées
Auprès de patients en situation de fin de vie et de leurs proches
Dans ces situations, la contribution infirmière consistera à
- Accompagner les processus de prise de décision des personnes dans ce domaine (orientation vers une approche palliative, décision de bénéficier de l’aide à mourir) dans le dispositif fixé par ces projets de loi et leurs textes d’application
- Accompagner les personnes et leurs proches dans la mise en œuvre effective leur projet de fin de vie : qu’il s’agisse de soins palliatifs ou de la mise en œuvre du dispositif d’aide à mourir dans le dispositif fixé par ces projets de loi et leurs textes d’application
En aval de l’accompagnement des personnes en situation de fin de vie et de leurs proches
La contribution infirmière à cette étape se caractérisera par la mise en œuvre d’activités variées :
- Prodiguer les soins post mortem à la personne décédée
- Accompagner les proches
- Débriefer avec les professionnels impliqués : approche réflexive, soutien
- Promouvoir les échanges sur le sujet
- Former les futurs professionnels et les professionnels en exercice
- Accompagner les professionnels et les futurs professionnels confrontés à ces situations de soins
- Évaluer les prises en soins avec des méthodes quantitatives mais aussi qualitatives sensibles. Les indicateurs utilisés seront nurso sensibles
- Conduire des recherches dans ce domaine
Comme dans les autres types de situations de soins, l’approche infirmière centrée sur le patient n’est possible que si deux pré requis sont réunis :
- Les compétences requises pour mener à bien ces activités seront développées en amont et seront régulières actualisées :
La gamme des compétences à posséder est large (techniques, relationnelles, éducatives) et nécessite une maîtrise des aspects législatifs/réglementaires, éthiques, pharmacologiques, …
Ces compétences seront développées/confortées :
- En formation infirmière initiale
- En formation à un exercice en pratique avancée (IPA et spécialités infirmières) quant aux aspects spécifiques du sujet en lien avec ces fonctions
- Dans le cadre du développement professionnel continu incluant l’accès à des sessions d’analyse des pratiques et à au processus de réflexion éthique
- L’environnement de travail sera favorable à ce type de prise en soins :
- Philosophie et organisation des structures et des équipes cohérentes
- Soutien des responsables d’encadrement à la mise en œuvre de ces projets de soins
- Accès aux ressources nécessaires, notamment les activités pourvoyeuses de soutien quel que soit l’environnement de travail ou le mode d’exercice
- Prévenir et dépister toute attitude de stigmatisation ou d’ostracisme à l’égard des infirmières qui accompagneront les patients ayant demandé de bénéficier de l’aide à mourir dans un contexte national ou certaines prises de positions antérieures peuvent majorer ce risque de clivage
- Temps alloué afin de proposer des activités de soins de qualité et effectifs adaptés
- Prise en compte des spécificités du domicile et du secteur médicosocial
- Rémunération adaptée de cette activité de soins en exercice libéral
Plus largement, l’introduction de l’aide à mourir constitue un changement majeur qui devra être préparé et accompagné. Les études réalisées dans les pays dans lesquels ces dispositions ont été introduites depuis des années montrent que ce changement est à l’origine d’un cheminement individuel et également celui d’une profession, qui s’il est accompagné, permet de dégager des effets bénéfiques tant pour les patients que pour leurs proches mais aussi pour les infirmières impliquées.
Principales références
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- Moran, S., Bailey, M. E., & Doody, O. (2024). Role and contribution of the nurse in caring for patients with palliative care needs : A scoping review. PLOS ONE, 19(8), e0307188. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0307188
- Pesut, B., Greig, M., Thorne, S., Storch, J., Burgess, M., Tishelman, C., Chambaere, K., & Janke, R. (2020). Nursing and euthanasia : A narrative review of the nursing ethics literature. Nursing Ethics, 27(1), 152‑ https://doi.org/10.1177/0969733019845127
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- Sekse, R. J. T., Hunskår, I., & Ellingsen, S. (2018). The nurse’s role in palliative care : A qualitative meta‐ Journal of Clinical Nursing, 27(1‑2). https://doi.org/10.1111/jocn.13912
- Singh, G. K., Virdun, C., Rattray, M., Prichard, R., & Wynne, R. (2025). The effectiveness of nurse-led palliative care needs assessment on patients’ quality of life and symptom burden : A systematic review. International Journal of Nursing Studies Advances, 8, 100343. https://doi.org/10.1016/j.ijnsa.2025.100343
- Weston, E. J., Jefferies, D., Stulz, V., Glew, P., & McDermid, F. (2023). A global exploration of palliative community care literature : An integrative review. Journal of Clinical Nursing, 32(17‑18), 5855‑ https://doi.org/10.1111/jocn.16707
19 juin 2025 : Adoption de la loi sur la Profession d'infirmier
"La proposition de loi prévoit de rénover le métier d'infirmier. Elle reconnaît les consultations et le diagnostic infirmiers, de même que le pouvoir pour ces professionnels de prescrire de façon autonome certains produits et examens. Les possibilités d'exercice des infirmiers en pratique avancée (IPA) sont également élargies." vie-publique.fr
L'Académie des Sciences Infirmières remecrie Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins. Frédéric Valletoux, Député, Nicole Dubré-Chirat, Député, et tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre pour une avancée majeure et historique de notre profession Infirmière notamment Gregory Caumes de l’Institut Sapiens.